Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 01:37
Dames de Lune, Fées des Brumes

Auteurs : Ambre Dubois, Aline Finley, Angelique Ferreira, Celine Guillaume, Malaika Macumi, Stephane Soutoul, Vanessa Terral et Lia Vilore




Résumé : Une jeune magicienne est désignée pour débarrasser son royaume d’un terrible dragon... Une adolescente insouciante se retrouve transportée dans un monde inquiétant... Une fée est prête à tous les sacrifices pour sauver son prince d'une mort certaine...Un médecin fait une expérience des plus étranges au chevet de sa patiente sur le déclin...

Huit illustrations. Huit contes mêlant magie et amour. Allez à la rencontre de divinités et de créatures démoniaques ou merveilleuses... Découvrez ces histoires au parfum de terribles malédictions, de destins tragiques mais aussi de courage et de nobles sentiments !



Genre : Fantastique/Fantasy
Sortie : janvier 2012
Nombre de pages : 230
Prix : 19,90 €


Couverture et illustrations intérieures : Cécile Guillot

 

 

Cette lecture chroniquée par Line a été réalisée en partenariat avec les Editions du Chat noir. Ivy devait réaliser cette chronique mais finalement elle a été confiée au bon soin de Line pour changer un peu .


 


Avis général :

Disons le tout de suite, je ne suis pas fan du format « nouvelles ». J’ai toujours un goût de trop peu dans la bouche, ou alors je ne profite pas bien de l’histoire car il me faut du temps pour entrer dans le texte. Bref, je n’étais pas a priori la lectrice idéale pour ce recueil. Oui, et pourtant… je ne regrette pas du tout cette lecture. Sourire
Tout d’abord, mentionnons les superbes illustrations de Cécile Guillot. jumpy Loin de nous gâcher la lecture par des images spoilantes, elles intriguent et donnent envie de connaître leur véritable sens. Ensuite, cette anthologue s’organise autour d’un thème original aux sonorités poétiques et mystérieuses. La grande diversité d’interprétation de ce thème est de plus l’une des grandes forces du livre. On ne s’ennuie pas tant les nouvelles sont diversifiées : aucune ne ressemble à l’autre. Et, toujours dans cette idée de changements, plusieurs genres de l’imaginaires sont touchés (fantastique, fantasy, fantasy urbaine, etc.), ce qui permet à chacun d’y trouver son bonheur. Les nouvelles sont de longueur variable, et chaque auteur a sa plume bien a lui. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir l’écriture de ces conteurs et je lirai avec joie leurs futurs romans. Il n’y avait pas de meilleures nouvelles que les autres. Il est difficile de comparer des textes si différents aussi. Pour ma part, mes deux coups de cœur furent L’étrange histoire du luthier amoureux de Stéphane Soutoul et Dame Astraea d'Angélique Ferreira, le premier pour avoir su mettre de la musique en mots, le second pour m’avoir transportée au fascinant pays des fées. Au sinon, l’anthologie a réuni dans l’ensemble tous les sentiments : l’amour, la peine, la joie, l’orgueil, le désespoir, etc. Le lecteur est impliqué, qu’il le veuille ou non, en douceur ou brutalement, dans le monde des Dames de lunes, Fées des brumes. Sourire
Ma note générale pour l’anthologie : 4



Voici mes avis, écrits entre chaque nouvelle  :



Ralvn. Plumes noires au vent du Nord de Vanessa Terral

 Ralvn est l’héritière de deux cultures, de deux religions. Fille d’une déesse de l’Olympe et d’une créature du monde scandinave, elle se fond discrètement au monde chrétien. Après des siècles de solitude loin des siens, elle se voit confier une importante mission et devenir une Gardienne.

Avis : Quelle jolie nouvelle ! jumpy Vanessa Terral nous plonge dans son sombre univers petit à petit, en choisissant avec soin chaque mot. L’écriture est recherchée, un peu poétique, il y a même certaines inventions d’expressions surprenantes qui font sourire. Mais l’atmosphère reste angoissante, à la hauteur du récit. Le lecteur est totalement pris dans ce monde. Le mélange des différentes croyances marche étonnamment très bien. Les diverses mythologies se côtoient subtilement et les légendes sont racontées au cours du récit sans perturber le rythme. J’ai d’ailleurs vraiment aimé l’originalité de l’histoire, de la façon de l’introduire, de présenter les personnages. Il y a aussi bien des moments de calme que des moments à l’action haletante. Mon seul petit bémol va aux personnages. Ils sont originaux, bien décrits, finement dessinés tant dans leur nature que dans leur personnalité individuelle, mais je n’ai pas réussi à m’attacher à eux. Pourtant, il y avait tout pour. Chacun a une histoire à la fois touchante et intéressante, mais - et c’est peut-être la brièveté du format de la nouvelle qui veut cela – leur destin individuel ne m’a fait ni chaud ni froid. Seul comptait pour moi le résultat final, la quête, le but, du récit.
Petite mention pour terminer pour la révélation finale assez surprenante.
En conclusion, cette nouvelle est prenante et agréable, et c’est un plaisir pour les yeux de lire un texte aux phrases si travaillées. Sourire

Remarque : C’est une bonne nouvelle pour commencer, car elle aborde en douceur mais explicitement le titre mystérieux. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en ouvrant ce recueil, et cette nouvelle a fait fuir mes appréhensions premières.

 

 

 

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La légende du dragon d’ambre de Céline Guillaume

 Une terrible bête fait de nombreuses victimes dans la région du château de Bourguaneuf. La magicienne Tendrelune pourra-t-elle mettre fin à la terreur ?

Avis : Cette nouvelle est très courte : toute l’action se concentre sur quatre pages. En si peu de lignes, l’auteure a toutefois réussi à nous présenter la situation de ce pauvre château de Bourganeuf qui subit quotidiennement les assauts d’une créature presque invisible. Cependant, tout va un peu trop vite. À peine une question est posée qu’elle trouve sa réponse au paragraphe, voire même à la ligne, qui suit. Cela enlève au lecteur le plaisir de la découverte.
Au sinon, j’ai bien aimé l’aspect « gentil conte d’autrefois » de la nouvelle. C’est le genre d’histoire qui plaira beaucoup aux petits enfants et fera devenir nostalgique les plus grands. On reste sur sa faim à beaucoup de niveau mais cette nouvelle dégage dans son ensemble un certain charme, avec ses petites notes magiques et ses touches de fantasy. Il s’agit d’une sorte de légende (c’est dit dès le titre me direz-vous) qu’on se raconterait bien au coin du feu lors de nos campings en forêt entre amis.

Remarque : J’ai eu du mal à comprendre le rapport entre le titre de l’anthologie et cette nouvelle, mais après tout, lire quelque chose d’inattendu n’est pas une mauvaise chose.

 

 

 

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Mademoiselle Hilda de Malaïka Macumi

 Un médecin de la fin du XIXe siècle s’occupe d’une patiente à la maladie incurable. Il voit des choses étranges… Est-il victime d’hallucinations ou faut-il repousser les limites du réel ?

Avis : Texte court mais efficace. L’ambiance est digne de celle des œuvres romantiques du siècle dernier. Dans un paysage maritime dans lequel la solitude et le chagrin se fondent admirablement bien, le médecin fait un narrateur exquis. Tout en retenue au niveau des sentiments, ses mots font ressortir toutefois la tristesse qu’il éprouve face à la maladie de sa jeune patiente. Les phrases sont joliment tournées (malgré quelques coquilles), et j’ai particulièrement aimé le respect du ton du siècle passé. Les références à Rousseau, ou même à Madame de La Fayette contribuent aussi à souligner le caractère des personnages. Les étranges découvertes du médecin m’ont fascinée et j’ai apprécié le petit clin d’œil non avoué à Oscar Wilde.

Remarque : La brume est un peu mince comme éléments du titre… mais, pourquoi pas ?

 



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L’étrange histoire du luthier amoureux de Stéphane Soutoul

 Un fameux luthier prend pour pupille l’enfant de dangereux magiciens noirs. Son talent fait également la joie du fils légitime de l’artisan, qui lui ne s’intéresse pas du tout au métier de son père, et peut ainsi mener sa vie frivole. Mais les deux hommes tombent amoureux de la même jeune fille, une violoniste envoûtante.

Avis : J’ai eu un gros coup de cœur pour ce texte ! Love Il est bien écrit, assez surprenant, et très musical. Les sentiments sont si bien décrits que nos oreilles entendent réellement les notes qui sortent du violon. J’ai vraiment adoré l’évolution du personnage principal. Je trouvais les protagonistes de l’histoire très stéréotypés au début : il y avait le jeune travailleur, gentil, profondément bon qui voulait faire oublier ses origines, et puis le coureur de jupons très oisif. Mais si ils sont si opposés (le bon et le fainéant), c’est pour nous surprendre bien plus par la suite. Car la belle Emeline est sincère dans son amour pour le Don Juan, autant que le jeune luthier l’est dans son amour non partagé, désespéré, à distance. La jalousie le fera-t-elle changer ? Résistera-t-il à l’influence néfaste de ses noires origines ? L’auteur nous livre les pensées les plus sombres du héros, avec toutes ses hésitations et réflexions, et il est impossible de deviner à l’avance son choix final. Chaque rebondissement est surprenant, l’auteur s’amuse à nous mener en bateau à plusieurs endroits, la fin est totalement inattendue, et le personnage est vraiment très attachant. Un sans faute pour ce magnifique texte, aux touches musicales et de fantasy. Il fait penser un peu à une légende, un conte mélancolique, à lire et à relire sans modération.

Remarque : J’ai eu également du mal à comprendre en quoi le thème était respecté, mais finalement, je me dis que, à sa manière, Emeline est une sorte de « dame de lune ».



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La maison de la Sorcière de Aline Finley (Loswen Faenyn)

 Une petite fille s’est prise d’affection pour une forêt et les fascinantes créatures qui y vivent. Mais dans ce contexte de persécution des hérétiques, il n’est pas toujours bien vu de se dire amie d’elfes et de nymphes…

Avis : J’ai deux avis assez contradictoires sur cette nouvelle. J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’univers. Tout d’abord, il y a une longue partie au début à l’époque contemporaine qui est écrite en italiques, ce qui rend la lecture plus lente. Ensuite, il y a de nombreuses pages avec de nombreuses descriptions. Cela a ralenti ma lecture. Cependant, d’un autre côté, j’ai vraiment apprécié le fait que l’auteure s’attache aux détails de la nature, nous faisant voir le paysage sous les yeux de la jolie protagoniste principale. De plus, il est difficile de prévoir les événements à l’avance, et chaque scène est surprenante. J’ai également trouvé intéressant de voir la vie des gens de l’époque et comment les croyances étaient perçues, sous le regard d’une enfant.
Je n’ai juste pas bien compris la réaction du père à la fin.
Elle est l’innocence même et ne peut comprendre les devoirs qui régissent la vie des hommes. Bref, un chouette récit assez émouvant.

Remarque : Je n’ai pas bien compris le rapport avec le thème de l’anthologie... J'ai bien une hypothèse, mais est-ce la bonne ?

 

 

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Vanité ou destinée de Ambre Dubois

 La jeunesse de nos jours n’a plus aucun respect pour les anciens lieux de cultes celtiques. Lorsque Christina trouve une jolie pierre non loin d’un dolmen, elle se dit qu’elle s’en ferait bien un pendentif…

Avis : Cette nouvelle est très plaisante. L’écriture est fluide et les événements sont bien menés et inattendus.
J’aime beaucoup cette noire atmosphère féerique, avec une cour Unseelie qui semble être sur le point de disparaître complètement dans l’oubli. Les personnages sont effrayants, l’héroïne est à la fois sotte et merveilleusement ordinaire, et le monde imaginaire est froid et terrifiant à souhait. La fin est également réussie, s’achevant sur de lugubres présages. Je regrette un peu que ce texte soit si court. J’aurais aimé connaître la suite.

Remarque : On se trouve à 100% dans l’interprétation littérale du thème.



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La toile de Líadan de Lia Vilorë

 Líadan est une très belle fée, mais tout le monde la craint. De nombreux humains se sont fait dévorer par son armée d’araignées. Le roi voudrait apaisait la colère de cette terrible fée : il envoie son meilleur chevalier, qui semble tomber immédiatement sous le charme. Mais son amour est-il réellement sincère ? La Mórrígan elle-même avertit Líadan de rester méfiante face à cet homme orgueilleux.

Avis : J’ai vraiment été emballée par cette nouvelle, qui a des sonorités de contes et de légendes celtiques. L’ambiance est morbide, et pourtant l’effrayante Líadan ne semble chercher qu’une chose : à être aimée. C’est ce qui la rend, malgré tout le tas de victimes qu’on pourrait lui reprocher, si attachante et humaine à mes yeux. Le chevalier lui non plus n’est pas parfait, et bien malin qui devinera la fin de leur aventure ! J’ai aimé la tension qui régnait durant tout le texte. L’auteure laisse son lecteur dans le doute. Il se retrouve dans la même position que la fée : faut-il croire les paroles du chevalier ? J’aurais aimé en savoir un peu plus sur les motivations de la Mórrígan par contre. Elle a une attitude assez contradictoire envers Líadan et je me pose beaucoup de questions. Mais bon, ce n’est qu’un détail. J’ai apprécié cette histoire dans son ensemble, elle m’a séduite.
Pour terminer, la fin de cette nouvelle marque d’une certaine manière un nouveau départ, dans une direction différente, et je serais curieuse de lire la suite si suite il y a !

Remarque : On est en plein dans le thème (littéral) et pourtant cela reste surprenant !



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Dame Astraea de Angélique Ferreira

 En moyenne, une seule fée Astraea naît par siècle. Porteuse de sagesse, elle a pour mission de protéger ses souverains. Elle ne pourra aimer, sous peine d’être transformée en statue de sel. Le roi Oberon et la reine Titania sont très heureux de voir qu’ils ont été choisis comme famille d’accueil de la petite Yuuna. Le prince héritier, lui aussi, se prend d’affection pour la petite fée… un peu trop peut-être ?

Avis : Et bien, on finit cette anthologie en beauté ! Encore un coup de cœur pour ma part ! Cette nouvelle est très longue au niveau du nombre de pages, mais je vous assure, aucune ligne n’est à enlever. Il n’y a pas de temps mort. Je suis entrée dans l’histoire dès le départ et la fin surprenante m’en a fait ressortir de façon brutale.
J’ai beaucoup apprécié l’univers des fées, avec son mode de vie et ses coutumes particuliers. Peut-être est-ce moi qui m’emballe un peu, mais je n’ai pu me retirer de la tête, pendant toute la première partie, la version filmographique animée du célèbre conte Poucelina. J’y vois un certain parallélisme (suis-je la seule ?) dans le fond, avec ce prince rebelle qui chevauche un bourdon appelé Eclair, ce petit être qui naît sans ailes et qui se retrouve parfois en danger du fait de sa solitude, et ces souverains qui utilisent un carrosse tiré par un papillon. Cela m’a rendue nostalgique : j’adore ce dessin animé ! La ressemblance entre les deux histoires s’arrête très vite bien sûr, mais encore une fois j’ai aimé cette ambiance.
La nouvelle est divisée en plusieurs chapitres. Il y a de plus en plus d’action, et on dépasse même les limites du royaume des fées pour parvenir dans celui des hommes, où humains, elfes et sorcières se côtoient.
Tous les personnages sont attachants: la petite fée, le prince, les souverains (le roi est tout de même très exigeant !), la mentor, l’elfe, etc. Le caractère rieur du prince se marie très bien avec celui déterminé et studieux de la damoiselle Astréa : les dialogues entre les deux sont toujours plus qu’agréables à lire !

Remarque : Thème respecté du début à la fin !

 

 

 

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Bientôt la chronique d'Ivy sur les Damnés de Dana du même éditeur.

Par Littérature Fantastique - Publié dans : Fantastique
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Jeudi 12 avril 2012 4 12 /04 /Avr /2012 03:05

 Hunger Games

 

de Suzanne Collins

 




Résumé :  Imaginez un lointain futur, des États-Unis dont il ne reste plus que douze districts. Imaginez que tous les ans soient organisés des Jeux de la faim, que le district vainqueur bénéficie d'un approvisionnement plus favorable en nourriture. Tout cela reste acceptable. Ce qui l’est moins, c’est la nature de ces jeux. Deux enfants de 12 à 18 ans sont tirés au sort dans chaque district et livrent combat dans l’arène. Il n’y a qu’un seul gagnant : celui qui survit… Le tout organisé comme un grand spectacle, une véritable téléréalité de l’horreur, et imposé à la population. Katniss s’est portée volontaire pour remplacer sa petite soeur tirée au sort. Elle va refuser de se plier à cette mascarade sordide. Un cycle coup de poing qui s’interroge à la fois sur le voyeurisme, les excès du pouvoir et la limite qui sépare l’humanité de la bestialité ! Hunger Games est une trilogie aussi intelligente que troublante, qui ne laisse jamais le lecteur insensible, quel que soit son âge.

 
Edition : Pocket jeunesse
Date de parution : Paru en octobre 2009
Prix : 17,90 €

 

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Avertissement : nos avis contiennent des spoilers, mais qui sont toutefois signalés^^.

 

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Avis de Line :

 

Rien ne m’attirait au départ vers ce livre : ni son résumé, ni sa couverture, ni son genre euh.... Puis j’ai vu la bande-annonce du film et je l’ai acheté Siffle . Cela remonte à un petit temps… Mais ce soir, le film sort en salles, et je vais le voirYouhou . Ce qui fait que je me suis « forcée » à le lire en quatrième vitesse avant. Cette phrase m’apparaît comme un mensonge tout à coup. Oui j’ai été obligée de le lire en très peu de temps, mais je ne l’ai pas vécu comme tel ! rire Les pages se tournaient toutes seules ! bave J’ai été prise dans le jeu, dans cette histoire de survie aussi atroce qu’accrocheuse ! Ce n’est pas l’histoire du siècle, ni le livre le mieux écrit mais il a ce petit quelque chose qui fait qu’on ne peut pas le lâcher. Ce n’est même pas une question de suspense, juste une peur constante pour les personnages. affraid On n’ose d’ailleurs pas trop s’attacher à eux : on sait qu’il ne doit en rester qu’un et que certains sont très calculateurs (Katniss la première…). Mais rien n’y fait, on espère jusqu’au bout euh... .
J’aime beaucoup le personnage principal qui est aussi la narratrice : Katniss Sourire. Elle sait faire les bons choix (sous-entendu « pour survivre » hein) et arrive à cacher à tout le monde – hormis au lecteur envers lequel elle est très honnête (elle ne cache pas ses pensées noires, ni ses doutes quant à sa propre sincérité) – ses envies rebelles champion.
Le principe même de ces jeux, envoyer des enfants à la mort et obliger tout le pays à s’en amuser, n’est certes pas nouveau (on se souviendra des esclaves s’entre-tuant sous les exclamations de la foule dans le Colysée à l’époque romaine…), mais, en intégrant les nouvelles technologies (la télévision notamment et des émissions qui font très Tv réalité), tout est amplifié Sourire. On se demande comment les hommes ont pu en arriver là.Thinking .  Et la brève excuse d’une révolte passée ne suffit pas à expliquer tout : qui sont ces tyrans au pouvoir ? Où est passée leur humanité ? batte

 

**** spoiler ****  

Les « chiens » m’ont vraiment épouvantée ! affraid Jusqu’où ces gens du Capitole ont-il été ???

 

**** fin du spoiler ****

 

Et je pense que c’est cette question qui m’attire vraiment dans cette saga. Yup Je veux lire la suite pour connaître bien sûr les destins des rares personnages que nous connaissons déjà, mais surtout pour en savoir plus sur cette effrayante société où la grande technologie (je suis impressionnée par les avancées en médecine par exemple) a pour voisine une pauvreté extrême (comment peut-on connaître la famine dans un district – je parle du district 11 – spécialisé dans l’agriculture et réputé pour cela par exemple ?).
Ma note : 5 Un coup de cœur pour moi ! sourire

 

***

 

Avis de Sélène :

 

C'est un livre qui se lit tout seul! On rentre assez vite dans la vie de Katniss et elle nous emporte avec elle dans ses péripéties!!
Je trouve que ce 1er tome aurait pu être plus approfondit!! Il me manque des informations que je trouve essentielles sur le monde dans lequel ils évoluent!! En savoir un peu plus sur le Capitole, sur le pouvoir en place, sur les districts ect... Ca manque de profondeur tout ça je trouve.

Ensuite, je trouve que le livre nous fait nous poser de bonnes questions sur l'avenir des médias, jusqu'où on peut aller dans la télé réalité, jusqu'où les gens peuvent aller pour se "divertir", comme si peu à peu on perdait notre conscience! Je pense que les fictions sur le sujets sont importantes pour nous puissions dire stop avant d'en arriver là!! Il y a des pays qui vont déjà très loin dans le trash!!

Pour ce qui de la 2ème partie dans l'arène : l'auteure nous entraine vraiment avec Katniss, sa réflexion, ses peurs, ses stratégies, c'est très sympa, on ne veut plus s'arrêter de lire! Forcément on ne peut que s'attacher à Rue, petite fille très attendrissante et intéressante!! ^^

 

On se rend également compte que d'autres concurrents peuvent être loyaux et humains même face à l'horreur de l’arène ou c'est oeil pour oeil, dent pour dent!

Je vais être un bémol : la relation avec Peeta m'a saoulé à certains moments. Pas dans l'arène, où je peux la comprendre, on n'a besoin de quelqu'un à qui s'accrocher, en plus lui est en mauvais état et en plus ça permet de gagner des sponsors!!

Mais
:

 

**** spoiler ****  

 

quand ils gagnent et qu'elle passe les interviews sur ses genoux, j'ai imaginé la scène et je trouvais ridicule!! Certaines sont assez guimauves et moi j'ai du mal... Eh oui, pas romantique pour 2 sous..  

 

**** fin du spoiler ****

 

Du coup, j'ai adoré la fin :

 

**** spoiler ****

 

quand elle ne pense qu'à reprendre sa vie où elle l'a laissé et que Peeta comprend que pour elle tout était un jeu, ce n'était pas sincère alors que lui y croyait!! Il est vraiment amoureux d'elle, il n'a rien inventé alors que pour elle c'était de la stratégie pur et dur!! Je suis sadique mais j'aime ça!! mdr 

 

**** fin du spoiler ****

 

Je vais donc mettre 4


J'ai hâte de lire la suite, parce qu'on se demande comment tout cela va évoluer et qu'est ce que l'auteur peut bien inventer!!

 

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Avis d'Ivy  :

"Hunger games" se passe dans une Amérique du Nord qui a été détruite par diverses catastrophes. Les habitants font ce qu’ils peuvent pour survivre, mais ils sont sous l’emprise du Capitole qui a séparé les habitants en 12 districts, appelé "Panem". La faim et la pauvreté sont leur quotidien. Chaque année le Capitole organise un show télé : les "Hunger Games" (les jeux de la faim). Deux habitants de chaque district (un garçon et une fille, "les tributs") sont tirés au sort, et devront s’affronter avec les vingt-deux autres habitants de Panem dans un très grand espace naturel équipé de caméra et filmé 24 h/24 h. Un seul pourra en ressortir vivant et par conséquent être le vainqueur. Leur moindre fait et geste est filmé et vu par tout le monde qui n’en rate pas une miette.

Le jour du tirage au sort de l’année en cours arrive et Primrose, la petite sœur de Katniss, âgée de 12 ans est tirée au sort alors que ses chances de faire partie des tributs étaient très minces. Sous le choc Katniss n’hésite pas une seule seconde à se sacrifier et prend sa place. Le second tirage au sort annonce un garçon nommé Peeta Mellark. Celui-ci a aidé Katniss lorsqu’ils étaient enfants. Celle-ci mourrait de faim et Peeta lui a discrètement envoyé des miches de pain, au grand risque de se faire punir par sa famille et cela a sauvé la vie de Katniss, mais elle se sent redevable envers lui. Un lien les unit, mais quand sera-t-il dans le jeu… ? Vont-ils se soutenir ou évoluer chacun de leur côté ?
À partir de ce moment, les douze tributs vont suivre une préparation préalable au jeu. Entraînement physique, relooking, mise en place d’une stratégie, apprendre à poser des pièges, à faire des nœuds, déterminer leur point fort et leur faiblesse, etc. Tout se met en place avant le top départ pour optimiser leur chance. Katniss part avec un avantage : elle n’a pas forcément la force mais dans son district, elle est déjà une survivante née ! Elle sait chasser, reconnaître les plantes comestibles, elle est très adroite au tir à l’arc et sait à peu près tendre des pièges. Autant d’atouts qui peuvent aider à sa survie. Mais sera-t-elle dans son élément ? Est-ce que tout cela lui serra vraiment bénéfique ? Car aux "Hunger Games", aucun candidat ne sait à quel endroit il devra faire face…

J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Contrairement à d’autres avis que j’ai pu lire, je n’ai pas trouvé le début particulièrement long. On découvre la vie de Katniss au Distric 12, sa famille, ses moyens de survie, mais nous avons ce genre de détails tout au long du livre, avec les pensées de Katniss. L’ensemble est assez bien décrit. Toute la partie de la préparation nous permet de découvrir l’ambiance du jeu de l’intérieur. On comprend l’état dans lequel sont les personnages, leur transformation pour leur présentation (costume, maquillage, etc.) mais il est vrai qu’à partir du moment où les candidats sont lâchés dans l’arène, on est vraiment pris au jeu et l’action démarre. On se demande sans cesse qui sera le prochain à y laisser sa peau pendre, mais chacun des candidats qui se relève vivant du départ, a ses talents, ses forces et ses faiblesses, et il ne sera pas facile de leur survivre. Il leur faut jouer le jeu coûte que coûte et ne jamais perdre la face, ne montrer aucune faiblesse devant les caméras en dépit de toute cette horreur, sinon ils risquent de perdre leur sponsor et donc d’amoindrir leurs chances de survie. On est aussi pris de moment de doute…à qui peut-on faire confiance quand on sait qu’il ne doit en rester qu’un ?

"Hunger games" nous montre le visage d’une société coupée en deux. Les riches et les pauvres ou les faibles et les puissants. Les habitants du Capitole adorent les "jeux de la faim" et lancent des paris sur les tributs les plus forts, tandis que ceux des districts le redoutent plus que tout. Le Capitole contrôle tout et peut décider de vie et de mort, il n’hésite pas à manipuler les tributs quand "le spectacle" les ennuie, et à mouvementer un peu le jeu de manière tout à fait efficace Siffle. Il y a un sacré fossé entre les districts de Panem et le Capitole qui semble être pourvu d’une grande technologie et vivre dans l’abondance. Le Capitole a mis en place les "Hunger Games" suite à une rébellion des habitants. C’est leur manière de "justifier" la mise en place du jeu…pour maintenir l’ordre. Et comme le dit Sélène dans son avis, c’est vrai qu’on n’en sait pas beaucoup plus sur eux, mais j’ai l’impression que l’auteur nous laisse ça pour la suite de la saga, je l’espère en tout cas.

L’atmosphère du roman nous tient en haleine jusqu’à la fin mais je dois quand même dire que je m’attendais à davantage de "tension", je n’étais pas "tendue" pour les personnages mais tout de même "tenue en haleine", il me fallait absolument savoir ce qu’il allait se passer, qui allait mourir et comment. Je pense que le problème c’est que l’on sait à l’avance qu’il s’agit d’une trilogie, donc on ne s’en fait pas trop pour la survie de l’héroïne rire, mais on s’inquiète tout de même pour d’autres personnages à qui l’on a pu s’attacher. Pour certains c’est triste de les voir mourir :triste:. Une mort m’a particulièrement touchée, et en même temps c’était un passage très beau :triste:.

J’ai aussi trouvé certaines choses un peu prévisibles, et des choses qui tombaient sous la main de Katniss sans trop de mal. Mais toutefois, c’est vraiment impossible de décrocher du livre. Dès la première page, on ne peut plus en sortir. Ouvert la veille, terminé le lendemain… Siffle.

L’auteur mène avec habilité le thème de la télé-réalité dans un univers malsain, cruel et violent. On reconnaît sans mal les codes de la télé-poubelle : le show, la manipulation des candidats, leur présentation. Chacun doit se montrer sous son meilleur jour pour plaire aux téléspectateurs, et obtenir des sponsors afin d’avoir les meilleurs chances de survie une fois le jeu lancé.

Par moment j’ai été triste par certaines morts, et pour d’autres je me disais "allez Katniss, bute-les et rentre à la maison" !! Mais en même temps on se sent aussi révolté par tous les morts, car ils sont tous logés à la même enseigne et aucun n’est responsable, c’est le système, et ils subissent. Chacun veut survivre, on ne peut pas leur en vouloir, même si on n’apprécie pas certains personnages, leur mort n’en reste pas moins révoltante et choquante. On se voit espérer qu’un jour il y aura un moyen d’arrêter ce massacre et toute cette injustice…

 

J’ai été légèrement déçue par la fin, enfin c'est surtout que quelque chose m’a manqué :

 

**** Spoiler *****

 

Je regrette qu’il n’y ait pas eu un petit chapitre de retrouvailles avec les familles, afin qu’on puisse avoir une idée de l’horreur que cela a pu être pour eux. Déçue aussi par le fait de ne pas voir Gale dans l’histoire, mais ce n’était pas possible. J’espère le voir davantage dans la suite^^. On voit déjà de loin le triangle amoureux Siffle.

Sinon j’ai trouvé le moment avec les chiens très bizarres. Enfin l’idée des chiens, c’était bien…mais qu’il s’agisse des tributs morts… J’ai trouvé ça "too much". Et puis Peeta qui se fait encore blesser à la jambe, je me doutais bien qu’il allait finir par la perdre Siffle.

 

**** fin du spoiler ****

 

Le style de l’auteur est assez simple mais la lecture est fluide et bien rythmé, je n’ai pas constaté de longueurs particulières, même si on a souvent des descriptions sur les repas, mais à la place de Katniss, j’imagine qu’on aurait tous une obsession sur la nourriture Siffle.

En bref, quelques petites faiblesses, mais "Hunger Games" fait indéniablement partie de ces lectures dont on ne peut pas se décrotter avant de les avoir finies et qu’on n’oublie pas sourire. Donc malgré mes quelques critiques, j’ai adoré, et je m’empresse vite d’aller lire la suite !!!jumpy

4,5

Par Littérature Fantastique - Publié dans : Science Fiction
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Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 01:04
Concours d’écriture n°2 « écrire de la fantasy » : les gagnants

 

 

 

 

Rappel des consignes :


C’est au cœur de la fantasy que nous plongeons avec ce second concours d’écriture organisé par le Forum de La Littérature Fantastique jumpy.
Ce thème étant assez large et les définitions du genre aussi nombreuses que personnelles, nous nous contenterons ici de deux points Sourire : le lieu cadre de l’histoire doit être imaginaire (interdiction de retrouver dans les textes de noms de lieux de notre monde, pas de fantasy urbaine donc !) et il faut qu’au moins un élément magique apparaisse dans l’histoire (magie, créature fantastique, don merveilleux, etc.).

Outre ces deux points éliminatoires, d’autres consignes viennent s’ajouter Siffle . Nous ne jetterons bien évidemment pas les textes qui ne les respecteront pas mais nous demanderons aux membres d’en tenir compte lors des votes (ou ceux les ayant respectées auront un vote bonus… on verra bien).


Autres consignes :

- Le texte devra faire au minimum 1 page A4. Nous n'aimons pas mettre de limite maximum pour ne pas stopper votre imagination mais pour le bien des futurs lecteurs du concours, disons qu'il serait fortement conseillé de vous limiter à 4 pages A4 .

- Le texte doit se terminer absolument par une mort (même s'il ne s'agit que de celle du papillon qui passe par-là...).

- Un minimum de deux personnages (c’est-à-dire vivants : humains, créatures, animaux,…) pourvus d’un nom propre doivent apparaître dans le récit (ne pas se contenter de parler de quelqu’un non présent sur la scène). Ils ne sont pas obligés de parler.

- Donnez un titre à votre récit !
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Voici les textes de nos deux grands gagnants (ex-eaquo). ils ont  été impossible a départager même après un second tour de vote^^  :
 
yao - Texte : Juste pour une pomme
 



- ... la cour royale vous condamne pour vos crimes commis la nuit dernière...

Ça y est, j’en ai déjà marre ! Mais il ne voit donc pas qu’on s’en fout de son discours à la noix ! Tout le monde est venu pour voir ma pendaison et non écouter un vieux schnock pendant des heures. Ça se voit dans leur visage. Ils ne font que me fixer avec de gros yeux, comme si j’avais le pouvoir à moi seul de faire taire cet abruti. En même temps, je les comprends, moi aussi j’aime voir les condamnations. C’est amusant, on crie avec la foule, on se sent uni et fort puis, il faut bien l’admettre, c’est toujours un moment excitant de voir une exécution. Mais bon, là il s’agit de ma personne et j’avoue être un peu plus mitigé. Surtout pour le crime que j’ai commis, c’est inadmissible ! J’ai juste volé une pomme ! Et on va me tuer juste à cause de ça !? Je suis scandalisé, et j’espère que vous êtes tout aussi indigné que moi ! ... Bon, je reconnais l’avoir volé à la reine Alyssia après m’être distraitement infiltré dans sa tour... Et aussi que c’est une magnifique pomme en or... mais ça reste une pomme ! Ce n’est pas comme si j’avais torturé ou tué quelqu’un ! ... Toutefois, lors de ma fuite, j’avoue avoir bousculé des gardes et même d’en avoir blessé deux ou trois, mais pas plus ! Ah, tiens, écoutez, il est entrain de citer mes crimes :

- ... pour avoir volé la Pomme de Siam ainsi qu’avoir tué six gardes royaux...
Silent Tout le monde peut se tromper, ce n’est pas interdit à ce que je sache !

Bref, je suppose que vous voulez savoir un peu plus sur ce mystérieux vol. Et bien en fait, pour vous dire la vérité, je vole depuis des années. Attention, pas de vulgaires vols dans les rues. Non, je vise bien plus haut, surtout des infiltrations dans les maisons nobles. Et ça a toujours très bien marché jusqu’à hier.
Bref, tout allait pour le mieux jusqu’au jour où un sorcier est venu me parler. Je savais que c’en était un car il se nommait lui-même "Le Sorcier de Hachib" (ne me demandez pas où se trouve Hachib, je n’en ai pas la moindre idée). J’ignore comment mais cet homme savait qui j’étais, c’est-à-dire un voleur professionnel (j’aime bien ce mot ). Il m’a fait savoir qu’il voulait la Pomme de Siam contre une jolie somme d’argent. Le problème c’est que je n’ai pas l’habitude de ce genre de mission. En général, ce que je vole est pour moi et à personne d’autre. De plus, cet homme ne me faisait guère confiance... mais devant la récompense qui m’attendait, je ne pouvais refuser.
Mais je ne suis pas un imbécile. Je savais que c’était très risqué. Je me suis donc renseigné sur la sécurité du château, essentiellement sur les tours de gardes. Je me suis également informé sur cette pomme que mon mystérieux commanditaire chérissait tant. Elle était évidemment bien connue de tous. D’après la légende, elle avait été offerte par l’Ange Siam à la première reine de Geristraad. Ce n’était pas qu’un simple bijou, ni un symbole, c’était aussi un objet magique mais dont on ignorait réellement son utilité. Il y avait toutes sortes de rumeurs : longévité de vie (il est vrai que les reines de Geristraad sont toutes mortes vieilles), protection contre les sortilèges maléfiques (voilà qui pourrait intéresser mon sorcier), pouvoir de séduction (ça ce n’est pas vrai, la reine est épouvantable), pouvoir de se rendre invisible (rumeur stupide), pouvoir de communication avec les animaux (rumeur encore stupide), pouvoir de se déplacer rapidement (et encore une rumeur stupide). Bref, je n’avais au final rien de très concret.

- ...condamnez à la pendaison jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Quoi, déjà ?! Et on ne me demande même pas si je suis prêt ! Le bourreau me mit la corde autour du cou avant même que la foule se rendit compte de ce qui se passait (c’est-à-dire le grand moment : fin du discours). Et soudain, je sentis mes pieds chuter. J’étais plus surpris par la vitesse que pris mon exécution que par la douleur qui émanait de ma gorge. Puis j'éprouvai toutes sortes de sensations. Tout d’abord je manquais cruellement d’air et je me suis mis inconsciemment à gigoter comme un imbécile. Bizarrement, j’ai eu honte de mon geste qui était à la fois compréhensible (panique instinctive) et ridicule (... bah ouais, c’est con ce que je fais). Les gens hurlaient et se moquaient de moi. Et pour couronner le tout, j’avais une sale envie de pisser.

- C’est la peur, me diriez-vous.

Haha ! Comme vous êtes drôles ! Mais non, je n’ai pas peur. D’ailleurs, vous vous demandez peut-être depuis le début pourquoi. Et bien c’est très simple. Je
 

 
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Nochelove - Texte : Déchue


Shaïn tenta une fois de plus de museler l’angoisse qui ne la quittait jamais. Cela n’avait fait qu’empirer depuis qu’elle avait appris qu’elle devrait servir lors de cette petite réception, car son maître serait alors plus exigeant que jamais et la punirait à la moindre « faute ». Prenant une grande inspiration, elle rejeta en arrière ses longs cheveux blonds-roux, frappa à la porte de la salle à manger et entra.
Throed, son maître, trônait dans son fauteuil à haut dossier et arborait l’air réjouit et hautain d’un roi tenant sa cour. Il était entouré de cinq autres hommes qui fixaient le centre de la table avec des yeux pleins de désir. Là, vêtue d’une tenue qui laissait tout deviner de ses courbes généreuses, dansait Sinead, l’autre Déchue de Grande Classe. Derrière ses mouvements langoureux et ses poses aguicheuses, elle cachait à merveille le désespoir qui étreignait le cœur de toutes les femmes du sérail.
Throed était connu pour sa cruauté et son sadisme, témoins d’un esprit malsain et perturbé auquel personne n’avait osé s’opposer. Rien ne le satisfaisait plus que de voir ses esclaves souffrir, et il ne jouissait – physiquement autant qu’intellectuellement – que de la détresse d’autrui. Ce goût pour la souffrance était assorti d’une formidable capacité à trouver les points sensibles, les failles que cachait tout un chacun, et il connaissait intimement chacune des Déchues qu’il avait acheté. Il mettait un point d’honneur, à chaque nouvelle acquisition, à trouver la phobie de son esclave et à l’exploiter aussi souvent que possible. Et lorsque l’une d’elles devenait trop désespérée pour lutter encore, il la tuait.
Mais ce jour-là, que ferait-il ? L’offrirait-il, le temps d’une nuit, à l’un de ses invités ? Ou bien la garderait-il pour lui seul, la torturant la nuit durant, la violant jusqu’à ce qu’il s’effondre, vidé et en sueur, aux premières lueurs de l’aube ? Quel serait, cette nuit, le cauchemar de Sinead ? Et celui de Shaïn ?
- Ah ! S’exclama Throed, faisant sursauter la jeune femme. Voici la seconde merveille de mon sérail !
Il siffla, appelant Shaïn et Sinead à ses pieds comme les chiennes qu’elles étaient à ses yeux. Elles obéirent.
- Qu’en pensez-vous, messieurs ? Je ne sais jamais laquelle mettre dans mon lit ! Bien sûr, je prendrais bien les deux, mais la nature ne m’ayant pourvu que d’un seul membre, je suis bien obligé d’alterner !
Il partit d’un rire grasseyant, qui fut suivi par tous ses invités.
- Bon passons aux choses sérieuses. Brinan, vous disiez vouloir m’acheter mes Grandes Classes… Les voici ! Vous plaisent-elles ?
Shaïn sentit un frisson glacé la parcourir. Ainsi, c’était là Sir Brinan Quelraz, dit le Collectionneur. L’homme avait les cheveux bruns, mi-longs, et un visage qui n’était pas beau. Mais l’élément le plus notable dans sa physionomie était ses yeux d’un noir de jais, perçants et impénétrables à la fois. Un regard que peu de gens parvenaient à soutenir.
Il était connu pour acheter à grand prix les Déchues les plus désirables, sans se soucier de la dépense. Il était incroyablement riche et consacrait toute sa fortune à acquérir des femmes. Celles-ci, une fois qu’elles avaient intégré son sérail, disparaissaient rapidement sans que l’on sache où elles étaient passées.
L’homme se leva et s’approcha d’elles. Il se mit à leur tourner autour, les scrutant de son regard glacial. Puis, avec une délicatesse qui effraya bien plus Shaïn que la brutalité de Throed, il lui releva le menton et fixa son visage. Elle prit garde de baisser les yeux, mais il lui intima de lui faire face.
Lorsque leurs regards se croisèrent, elle ne put retenir les larmes de colère et d’humiliation qui perlèrent aux coins de ses paupières. Elle ne serait, pour lui comme pour les autres maîtres qu’elle avait eu, qu’un jouet sans grande valeur. Un jouet, qu’il pourrait violer, torturer, tuer comme bon lui semblerait. Elle se révolterait, avec lui aussi. Et il gagnerait, lui aussi.
Brusquement, il détourna le regard du visage de Shaïn et revint à Throed.
- Combien ? demanda-t-il.
- Voyez-vous, mon cher Brinan, je pensais à autre chose… J’ai entendu dire que vous étiez fort bon joueur d’Echak. Que diriez-vous d’une partie dont elles seraient l’enjeu ? Vous gagnez, elles sont à vous. Je gagne… Elles meurent ce soir, toutes les deux.
- Qu’en sera-t-il si la partie est nulle ?
L’Echak était un jeu de plateau où chacun des deux joueurs avait vingt-six pions, qu’il déplaçait en diagonale selon un nombre de cases indiqué par un lancer de dé. Pour gagner, il fallait amener une majorité de ses pions dans la moitié adverse du plateau et supprimer la Pièce Maîtresse de l’adversaire. Si un joueur mangeait la Pièce Maîtresse de l’autre sans avoir amené plus de la moitié de ses pions de l’autre côté, la partie était nulle.
- Bonne question, mon cher Brinan ! Disons que… Je prends les blancs, et vous les noirs. Si je mange votre Pièce Maîtresse, vous repartez avec la blonde et la brune meurt… Et vice-versa.
Les quelques secondes que prit Brinan pour répondre furent une torture pour Shaïn, qui ne put étouffer un sanglot lorsqu’il dit finalement :
- C’est d’accord.
Le plateau fut rapidement installé, et les Déchues s’agenouillèrent de part et d’autre afin de servir aux joueurs la traditionnelle Liqueur de Prescience. La boisson, fortement alcoolisée, était produite à partir des Baies d’Inoha, des fruits extrêmement rares que l’on ne trouvait qu’en un seul endroit, les Plaines du même nom. Selon le mode de préparation, on obtenait des Liqueurs de différentes appellations et différents effets, auxquels correspondait un usage prédéfini. La Liqueur de Prescience, claire comme de l’eau de source, permettait à celui qui la buvait de décupler ses capacités mentales, mais le rendait hermétique à toute autre activité que le fruit de ses réflexions.
On la servait dans de minuscules verres, évitant ainsi d’en ingurgiter une dose trop élevé qui eut été mortelle. Shaïn eut toutes les difficultés du monde à servir la précieuse boisson sans la renverser tant ses mains tremblaient.
En face d’elle, Sinead était sereine. Il y avait des mois que cette dernière avait laissé tomber, qu’elle avait cessé de se battre. A vrai dire, c’était la réaction de Shaïn qui était surprenante. Depuis la Chute, elle n’avait cessé de lutter. L’esclavage était pour elle une torture, et elle s’était dit, chaque jour après l’autre, qu’elle préférerait mourir plutôt que d’endurer une injustice, une privation, une torture de plus. Et voilà qu’aujourd’hui, alors que sa mort se faisait plus probable, elle la craignait, la rejetait. Elle voulait vivre, et elle en était la première surprise.
La partie débuta lorsque les deux adversaires vidèrent leur verre d’une traite, d’un même mouvement. Il semblait ridicule qu’une partie dont l’enjeu était si important doivent être aussi courte. Car à l’Echak, la rapidité était le signe distinctif d’un bon joueur. Il n’était pas interdit de prendre le temps de réfléchir, mais celui qui le ferait s’attirerait les railleries des spectateurs et des autres joueurs.
Les lancers de dés s’enchaînaient, et les déplacements des pions leurs succédaient à un rythme effréné. Shaïn avait elle-même été une assez bonne joueuse d’Echak, avant la Chute. Mais lorsque Throed renversa, d’une pichenette victorieuse, la Pièce Maîtresse de Sir Brinan Quelraz, elle avait perdu le compte. Une terreur irrépressible étreignit son cœur. Sinead, qui allait mourir, était d’un calme olympien. Mais Shaïn allait peut-être survivre, si seulement Brinan avait un nombre de pièce supérieur à celui de Throed.
Ce dernier dut penser la même chose, car il adressa à sa Déchue l’un de ses sourires cruels.
- Peut-être Shaïn nous ferait-elle le plaisir de compter les pions ?
Elle obtempéra, sortant chaque pièce décomptée du plateau.
- Treize, quatorze, quinze, seize. Seize pièces pour Maître Throed.
L’énumération des pièces de Sir Brinan fut une torture. Elle avait la bouche sèche, les mains tremblantes, elle perdait le compte, torturée par l’idée qu’elle allait mourir ce soir-là. A chaque fois qu’elle se trompait et reprenait au début, le sourire de son maître s’allongeait et devenait plus cruel, traduisant l’évident plaisir qu’il prenait à voir monter son angoisse et sa panique. Puis, finalement, elle en vint à bout :
- Quinze, seize… dix-sept. Dix-sept pièces pour Sir Brinan.
Shaïn leva les yeux, ne parvenant pas à croire ce que son esprit lui disait. Sinead mourrait, Sinead seulement. Était-il inhumain de se sentir soulagée ? Elle leva les yeux vers l’autre Déchue, lui adressant un regard tétanisé. Alors, un léger sourire effleura les lèvres de Sinead, qui dit :
- Shaïn, ne…
Throed dégaina alors sa dague et trancha la gorge de Sinead, d’un mouvement terriblement désinvolte.
- Vous pouvez prendre la blonde, dit-il à Sir Brinan, avant de quitter la salle à manger, le pas peu assuré.
 
 

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Félicitations à nos deux gagnants champion et un grand merci à tous les participants et aux membres qui ont pris le temps de lire et de voter  pour les textes  !! sourire
 
 
 
Par Littérature Fantastique - Publié dans : News
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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 16:25

 Bilbo le Hobbit

de J.R.R. Tolkien

 

 

 

Résumé :

On a beau avoir dans sa lignée quelques ancêtres aventuriers, quand on est hobbit, on préfère rester dans son trou ! Et Bilbo Baggins entend bien y passer des jours tranquilles. C’est sans compter avec ce vieillard à la barbe blanche et au chapeau bleu qu’il croise un matin. Son nom ? Gandalf (là, ça doit vous rappeler quelque chose). Sa proposition ? Partir à l’aventure, récupérer un trésor volé à treize nains par le dragon Smaug. Et en avant pour un long périple à travers les Terres du Milieu, où ils croiseront la route, entre autres, d’un certain Gollum « aussi ténébreux que les ténèbres» et d’un anneau magique qui n’a pas fini de faire parler de lui. Antérieur au Seigneur des anneaux d’une vingtaine d’années, Bilbo le Hobbit pose la première pierre de l’oeuvre incontournable de J.R.R. Tolkien. Initialement écrit pour les enfants, il constitue une entrée dans l’univers de l’auteur plus accessible pour les très jeunes lecteurs.


Editions : Le livre de Poche

 

Avis de Kisten : L'histoire de Bilbo peut paraître classique : Un homme (plutôt hobbit ici rire ) qui va vivre des aventures extraordinaires qui vont le changer. Mais le livre tire son épingle du jeu grâce à son univers à la fois enchanteur et détaillé qui émerveille, là où d'autres livres vous ennuient.

L'histoire est prenante et il n'y a eu qu'une seule fois où j'ai décroché, c'est pendant les passages avec les "méchants" elfes. Je sais pas pourquoi, mais j'ai dû me forcer pour continuer à ce moment-là. assomé Les personnages sont très caricaturaux mais tellement attachants voire amusants que c'est difficile de ne pas les aimer.

Pour finir, j’ai été surpris et un peu déçu que la partie sur l'anneau et Gollum soit aussi courte et rapide. Ça n’empêche pas d’être un peu triste pour Gollum quand on voit finalement que Bilbo lui prend la seule chose au monde qu'il aime.

Ma note : 4,5

Par Littérature Fantastique - Publié dans : Fantasy
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Dimanche 13 novembre 2011 7 13 /11 /Nov /2011 22:53
Void City
Tome 1 : un pieu dans le coeur

de J. F. Lewis






Résumé : Être immortel, ce n'est pas une partie de plaisir tous les jours. Certes, je n'ai pas beaucoup d'ambition dans la vie et mon club de strip-tease tourne plutôt bien, mais je voudrais qu'on me laisse tranquille. Malheureusement, mon meilleur ami et associé menace de retirer ses parts dans la boîte. Et comme les ennuis n'arrivent jamais seuls, voilà que ma petite amie me tanne pour que je la transforme en vampire. Je suis totalement contre. Mais pensez-vous, elle s'en moque



Editeur : Milady
Date de parution : le 21 octobre 2011

Prix : 7,00 €

 

Avis d'Ivy (qui vous fera peut-être changer d'avis rire) :

Une nouvelle saga de bit-lit écrite par un homme...Étonné...c’est ce qui m’a poussé à tenter l’expérience sourire, j’étais curieuse de voir ce que cela pouvait donner. Autant vous prévenir le style est très différent de la bit-lit que j’ai lue jusque là rire. Voici donc mon petit bilan Siffle :


Eric est un vampire propriétaire d’un club de strip-tease dans l’est de Void City, bien loin des coins les plus huppés. Il préfère rester à l’écart des autres vampires de la haute société, il leur fiche la paix et vice versa. Son club lui sert surtout de garde-manger. On peut dire qu’il n’a pas vraiment d’état d’âme, il est très antipathique et change de petite amie comme il change de chemise…dès que celles-ci veulent devenir vampire, et s’il les transforme, il les largue ensuite, voir les tue quand cela se passe mal (ce qui est souvent le cas apparemment). De plus Eric a un petit problème…des pertes de mémoire…des « black out »…il ne se souvient pas des personnes qu’il a tuées, ce qui est quelque peu ennuyeux…

Ses ennuis commencent lorsqu’il tue un vampire et un loup-garou dans une ruelle non loin de sa boite…mais ce loup-garou n’est autre que le fils aîné de l’alpha de la meute de la ville…un fanatique religieux. Petit à petit on découvre que quelqu’un semble lui vouloir des ennuis, et va lui faire porter le chapeau pour l’assassinat de 8 autres loups-garous…Eric va devenir l’ennemi à abattre de la meute.


Au début du roman j’ai bien accroché avec le personnage d’Eric. Le premier chapitre démarre sur les chapeaux de roues avec une bonne bagarre fight 1, on entre tout de suite dans l’action et dans un ton qui annonce pas mal d’humour jumpy. Eric est du genre à se foutre dans la merde sans rien n’avoir demandé à personne Ennuyeux. C’est un vampire très puissant. C’est un Vlad (oui oui lol), ce qu’on fait de plus haut dans la hiérarchie des vampires. Le problème, c’est qu’il est tellement puissant qu’il en est increvable (où est l’intérêt de toujours remporter la bataille à coup sûr ?) Siffle. Alors il se bat, il tue tout le monde et s’en sort toujours…. Et même s’il se fait «tuer», il revient… euh.... Je suis mitigée vis-à-vis de ce personnage. Il est le mec dont toutes les filles rêvent de coucher (pas moi personnellement Oops)…et ne s’attache à personne. Ici on a du sexe pour le sexe. Il a quand même de l’affection pour elle, même s'il ne lui dit pas…il n'a juste pas envie de s'interroger sur ses sentiments. Peut-être qu'il y viendra mais pas sûr rire.


Ensuite il y a Tabitha, sa petite amie actuelle depuis deux ans, qui le tanne depuis un bail pour devenir vampire…Eric n’en a pas spécialement envie Ennuyeux, mais il finit par céder en sachant inévitablement ce qu’il va arriver, tout va partir en cacahuète et il va la laisser tomber Argh. Elle pense qu’il l’aime Innocent, et c’est pour cette raison qu’elle veut devenir un vampire, pour rester avec lui !! Nutz

Tabitha est décrite comme une très belle femme (sans cervelle)…et folle amoureuse d’Eric Flirt.

J’ai bien aimé Tabitha, bien plus qu’Eric Yup. Elle est beaucoup plus humaine que lui, on découvre avec elle sa nouvelle condition de vampire et l’étendue de ses facultés. Toutefois sa transformation ne ressemble pas à ce que l’on connaît d’habitude, c’est franchement crado Vomi, mais ça a le mérite de changer rire. C’est le personnage que j’ai préféré dans le roman. D’ailleurs elle ne va pas devenir la source d’ennuis que deviennent les vampires qu’Eric a transformés par le passé…mais elle va devoir apprendre à faire avec sa nouvelle nature. Toutefois on peut dire qu’elle est vraiment conne vis-à-vis de sa relation avec Eric…elle s’accroche à lui mais il n’en a rien à foutre…Blasé, je ne comprends vraiment pas ce qu’elle lui trouve et pourquoi elle s’accroche autant Nutz Nutz.

J'aurais claqué la porte il y a un bon bout de temps .


Je vais vous parler de tout ce que je n’ai pas aimé dans le personnage d’Eric…Blasé.

Donc pour commencer j’ai détesté son comportement vis-à-vis de Tabitha. Bien sûr on est prévenu qu’il ne s’attache pas à ses conquêtes et qu'il ne fait que coucher avec elle, mais le problème est qu’il se comporte en véritable connard avec elle. Déjà il la qualifie de «conne» Siffle, (bon moi aussi mais parce qu'elle reste avec lui rire). Il la considère comme «un truc chaud et humide»… Silent et le lui dit très clairement Siffle. C’est ce genre de choses qui m’a avant tout agacée avec Eric Argh...mais bon il n'a jamais menti à Tabitha sur le fait qu'il ne s'attache pas. Ensuite, il n'a pas une personnalité super développée et devient très vite gonflant Ennuyeux. C’est comme s’il n’avait qu’une facette. Eric fait ce qu’il veut et se fout des autres, il se moque bien des états d’âmes d’un tel ou un tel…il ne pense qu’à lui et il s’énerve tout le temps. Il est super agaçant, et ce jusqu'à la fin du livre. Je ne l’ai pas détesté (enfin parfois oui quand même lol) mais je n’adhère pas à sa façon de se comporter avec les autres. Aussi, il justifie son comportement sur le fait d’être un vampire…Suspect...Mais bon malgré ça j'ai quand même gardé l'envie de savoir ce qui allait lui arriver et comment il allait se sortir de tous ses problèmes, même s'il est increvable rire.


Concernant Tabitha, je l’ai mieux aimée, voir beaucoup appréciée mais il y a quand même des petits soucis aussi de son côté rire. Bon déjà un bon point pour elle : elle est plus humaine et montre des émotions un peu plus variées Sourire. Mais son problème c’est Eric…voyez-vous son seul intérêt dans la vie c’est…Eric pendre. Elle veut lui faire avouer qu’il l’aime. Elle est obsédée par lui et ne cherche qu’à trouver le moyen de se rendre intéressante à ses yeux. Sa vie ne tourne qu’autour de ça, même quand elle devient un vampire…assomé. Son nouveau statut de vampire la rend franchement intéressante, elle développe des facultés inhabituelles pour un vampire, mais non…c’est toujours Eric au centre de sa vie rire. Toutefois elle prend une décision à la fin de son dernier chapitre qui m’a satisfaite. Oh, grand merci, elle a eu une illumination Oh my god, et 
Spoiler:

décide de ne rien lui dire de ses capacités qui pourraient la rendre beaucoup plus intéressante au regard d'Eric Siffle. Elle veut qu'il l'aime pour elle, et uniquement pour elle.
Elle n'est peut-être pas si c**** que ça rire. C’est ça qui me fera lire la suite…cela m’intrigue. Mais bon je ne suis pas sûre que l’auteur saura relever le défi euh.... Les meilleurs chapitres sont clairement ceux de Tabitha.


Dans les autres personnages il y a Marylin. Marylin était la fiancée d’Eric lorsqu’il était encore vivant. Il l’a toujours aimée. Elle a toujours refusé de devenir vampire et aujourd’hui c’est une vieille dame. Il tient à elle et en est resté très proche, et il ne verrait aucun inconvénient à coucher avec elle… Siffle.

Je n’ai pas spécialement aimé ce personnage : en fait, elle ne m’a fait ni chaud ni froid. Je suis assez neutre vis-à-vis d’elle. Je l’ai trouvée un peu inutile en fait et pas attachante, même si c’est intéressant cette idée qu’elle soit restée à vieillir aux côtés d’Eric. Elle est là pour lui rappeler son humanité peut-être, elle a de l’influence sur lui et elle l’a toujours aimé. Qu’est-ce qu’elles ont toutes à l’aimer d’ailleurs ? De son côté on peut éventuellement la comprendre, ils étaient humains lorsqu’ils se sont rencontrés. Elle l’a connu différemment.


Ensuite il y a Talbot, un ami d’Eric, il n’est ni un vampire ni un loup garou…mais il est particulier, c’est «un chasseur sacré»…et un allié à avoir de son côté. On ne sait pas vraiment en quoi il se transforme mais il prend une apparence animale que l’on découvre surtout sur la fin. Il est l’un des personnages les plus intéressants de l’histoire mais on ne le voit pas beaucoup et on ne sait pas grand chose d’autre sur lui. Il y a de quoi faire un bon personnage… j’aimerais en savoir plus sur lui !! Mais bon vu l'habilité de l'auteur à développer ses personnages... Siffle


Aussi, il y a Roger et Veruca dite la grenouille parce qu’elle ne peut se transformer qu’en grenouille rire. Les deux sont en couple. Roger est le meilleur ami d’Eric.


Il y a aussi le personnage de Rachel, mais je ne peux rien dire sans spoiler. Ça fait partie de l’intrigue en quelque sorte, bien qu’on la voie venir de loin Siffle.


Et pour finir il y a Greta et Kyle, «les enfants» d’Eric. En gros il les a élevés et les a vampirisés ensuite quand ils étaient adultes. On ne connaît Kyle que par son nom. Et quant à Greta, elle est plus présente dans l’histoire. Je n’ai pas trop aimé ce personnage. C’est une vampire qui a encore moins d’état d’âme qu’Eric. Elle adore tuer. Elle appelle toutes les nouvelles petites amies d’Eric «maman». Pas grand-chose d’autre à dire. Pareil que les autres personnages, on n’est pas face à quelqu’un d’attachant.


Sinon rien de vraiment nouveau dans la vision du vampire hormis la particularité d’Eric et celle de Tabitha…les «Vlads» peuvent se changer en animal, ils sont increvables, l’eau bénite ne les tue pas mais leur cause de gros dégâts (on a un passage avec Eric à ce sujet), ils sont allergiques au soleil et certains vampires se transforment en poussière si on leur transperce le coeur, etc. En gros, c’est un résumé de ce qu’on connaît à peu près sur les vampires. Tabitha et Eric sont des Vlads…bien que le cas d’Eric soit plus compliqué… (forcément rire).


Au niveau de l’action, il y en a beaucoup. Ça bouge bien, pas de temps morts, mais ça devient vite le bordel au bout d’un moment toute cette histoire rire. Il y avait trop de bagarres à mon goût. Je finissais par sauter quelques pages…et il y avait des idées assez prévisibles.

Le style est assez cru, on a des passages et des dialogues assez Puke par moment, et le vocabulaire est parfois vulgaire, ça peut en gêner certaines...mais ça fait partie du ton du livre.

J’ai trouvé certains moments assez brouillons, surtout du point de vue d’Eric. J’ai trouvé aussi que certaines descriptions n’étaient pas super…notamment celles des loups-garous. Et on ne sait pas non plus vraiment à quoi ressemble Eric…il dit ne pas être un super beau gosse mais il n’est pas Quasimodo non plus…ok ben on se contentera de ça, de toute façon tu es un connard mdr. De plus je dirais qu’Eric ne réfléchit pas à ses décisions. Je caricature mais parfois j’ai eu l’impression de : - «on se jette du haut d’une falaise?» et lui - : «d’accord» pour faire court. Bon c’est juste pour donner l’idée…rire.


Donc le gros souci de cette saga, ce sont les personnages, pas assez développés et pas très attachants. L’univers également n’est pas très développé, on ne connaît pas grand-chose de cette ville, ni de la meute, juste le minimum. L’histoire tourne à peu près autour de tout ce que j’ai abordé. Le livre n’étant pas épais…il y aurait eu encore un peu de place pour développer ce qui ne va pas…

Bon maintenant c’est là que ça va être bizarre mais… dans l’ensemble j’ai aimé rire. Je n’ai quand même pas passé un mauvais moment. J’ai malgré tout accroché à l’histoire dès le premier chapitre, même si certaines choses se dessinent très vite… Sophie, comme le personne de Rachel…mon intuition a été la bonne dès le départ. J’ai apprécié l’alternance des points de vue entre les chapitres d’Eric et ceux de Tabitha (d’ailleurs ceux de Tabitha sont les meilleurs chapitres).

J’ai beaucoup parlé des défauts du roman mais malgré tout je l’ai lu d’une traite et je voulais connaître la fin Scratch. Le livre est divertissant tout simplement Sourire. Toutefois on ne peut pas dire que ce soit à la hauteur de la bit-lit habituelle. Ce tome a peut-être le défaut d’être le premier tome (et aussi d’être le premier roman de l’auteur)…mais je ne pense pas que ce ne soit que ça. Il y a une bonne histoire à la base mais elle est mal menée. Le livre n’est pas assez travaillé je pense, les personnages ne sont pas assez approfondis. Et l’intrigue est assez banale.


Je lirai le tome 2, pour me faire un avis plus consistant et voir si cela évolue. J’ai aussi envie de savoir quelle direction va prendre le personnage de Tabitha avec cette fin. Eric a sérieusement intérêt à évoluer (si c’est possible Siffle)…mais les personnages secondaires aussi. Tabitha et Talbot sont les personnages que je retiens du roman Sourire.


À vous de voir maintenant rire.


Ma note : 2,5. J’aurais pu mettre 3 parce que j’ai quand même passé un bon moment, mais je préfère rester objective sur le contenu Sourire.
Par Littérature Fantastique - Publié dans : Bit-Lit, Fantasy Urbaine
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